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Le Outil d'audit du programme IPAC (PAT©) est conçu pour l'audit interne du programme IPAC d'un organisme de soins de santé, afin de vérifier que les normes du programme IPAC sont respectées. Le PAT© peut également être utilisé dans le cadre du programme d'amélioration continue de la qualité d'un organisme et/ou pour préparer des audits externes (audits réalisés par des organismes extérieurs tels qu'Agrément Canada). L'outil d'audit a été condensé dans un cahier de travail autonome pour faciliter la tâche de l'auditeur.

Cliquez sur l'icône PAT à gauche pour en savoir plus et télécharger cet outil précieux.
HandyMetrics et IPAC Canada se sont associés pour transformer la boîte à outils d'audit d'IPAC Canada en une application facile à utiliser. L'application est gratuite pour les membres affiliés à une organisation qui fournit des soins de santé directement aux patients au Canada.

Cliquez sur l'icône à gauche pour en savoir plus et commencer.

MERS-CoV

NOTE : Les informations sur le MERS-CoV ont été conservées à des fins historiques uniquement. Pour des informations plus récentes, consulter le site web de l'OMS : http://www.who.int/emergencies/mers-cov/en/.

À propos du MERS-CoV [réf : OMS (ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ)]

En septembre 2012, un nouveau coronavirus a été isolé chez un patient en Arabie saoudite [réf. ProMed]. Depuis lors, un nombre limité de cas humains ont été identifiés, principalement dans la péninsule arabique. Cette souche particulière de coronavirus n'a jamais été identifiée chez l'homme. On dispose de très peu d'informations sur la transmission, la gravité et l'impact clinique, et seul un petit nombre de cas a été signalé jusqu'à présent. L'émergence de ce nouveau coronavirus est mondialement reconnue comme un défi important et majeur pour tous les pays qui ont été touchés ainsi que pour le reste du monde.

La plus grande inquiétude au niveau mondial concerne le potentiel de propagation de ce nouveau virus. Cela s'explique en partie par le fait que le virus a déjà provoqué des maladies graves dans plusieurs pays, bien qu'en petit nombre. Les différents groupes observés dans plusieurs pays confirment de plus en plus l'hypothèse selon laquelle, en cas de contact étroit, ce nouveau coronavirus peut se transmettre de personne à personne. Ce mode de transmission de personne à personne est resté limité à quelques petits groupes et, jusqu'à présent, rien n'indique que ce virus ait la capacité de maintenir une transmission généralisée dans les communautés. Les personnes souffrant d'affections sous-jacentes peuvent être plus sensibles à l'infection. La période d'incubation peut dépasser 10 jours chez certains patients.

Le personnel travaillant dans le secteur des soins de santé doit renforcer son niveau de surveillance de cette nouvelle infection.. Il est également urgent de répondre à certaines questions, notamment comment les personnes sont infectées et quels sont les principaux facteurs de risque d'infection ou de développement d'une maladie grave. Les réponses à ces questions sont la clé de la prévention de l'infection.

 Épidémiologie du MERS-CoV

[Réf : OMS (ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ)Mise à jour le 21 mars 2016
NOTE : Les cas sont classés en fonction du pays où l'infection a été contractée.

Pays Cas Décès
Arabie Saoudite 1,374 575
Corée du Sud 186 36
Émirats arabes unis (EAU) 81 9
Jordanie 32 10
Qatar 15 6
Oman 9 3
L'Iran 6 2
Koweït 4 2
Tunisie 2 0
Royaume-Uni 2 1
Yémen 1 1
France 1 0
Liban 1 0
TOTAL 1,714 645

Depuis avril 2012, 1 714 cas d'infection humaine par le MERS-CoV ont été recensés. Plusieurs pays du Moyen-Orient ont signalé des cas, notamment l'Arabie saoudite, l'Égypte, les Émirats arabes unis (EAU), l'Iran, la Jordanie, le Koweït, le Liban, Oman, le Qatar et le Yémen. Des cas ont également été signalés dans d'autres pays : Algérie, Bangladesh, France, Allemagne, Grèce, Italie, Malaisie, Thaïlande, Royaume-Uni et Corée du Sud. Tous les cas survenus en dehors du Moyen-Orient avaient un lien direct ou indirect avec cette région, à l'exception d'un groupe de cas en Corée du Sud. Six cent quarante-cinq (645) des 1 714 cas sont décédés (taux de létalité de 38%).

En Corée du Sud, le premier cas a été identifié le 20 mai 2015 avec des liens avec le Moyen-Orient. Il s'agit de la plus grande épidémie signalée en dehors du Royaume d'Arabie saoudite. Des cas tertiaires ont été signalés (c'est-à-dire des cas sans exposition directe au cas index).

En Tunisie, en France et au Royaume-Uni, il y a eu une transmission locale limitée parmi les contacts étroits qui n'avaient pas été au Moyen-Orient mais qui avaient été en contact avec un voyageur récemment rentré du Moyen-Orient. La plupart des cas signalés à ce jour se sont produits parmi des contacts familiaux ou dans un établissement de soins de santé. La transmission interhumaine s'est produite dans au moins certains de ces groupes, mais le mode exact de transmission est encore inconnu.

Les infections chez les travailleurs de la santé représentent 242 cas (14%).

Jusqu'à présent, la source du virus reste inconnue, mais le schéma de transmission indique un réservoir animal (par exemple, le chameau) au Moyen-Orient, à partir duquel les humains sont sporadiquement infectés par le biais d'une transmission zoonotique. Il existe des preuves d'une transmission saisonnière (à partir de mars-avril). Des cas de transmission interhumaine entre contacts étroits et en milieu hospitalier ont été observés, mais il n'existe aucune preuve d'une transmission durable entre humains.

Pour plus d'informations et de mises à jour :

Surveillance de l'infection par le MERS-CoV

[Réf : ASPCOMS (ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ)]

L'Agence de santé publique du Canada demande que les cas probables et confirmés soient signalés dans les 24 heures suivant leur classification.

Pour plus d'informations sur la surveillance du MERS-CoV :

Symptômes de l'infection par le MERS-CoV

Tous les cas confirmés en laboratoire ont souffert d'une maladie respiratoire et la plupart d'entre eux ont eu une maladie respiratoire aiguë sévère nécessitant une hospitalisation. Les caractéristiques cliniques signalées comprennent le syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA), l'insuffisance rénale nécessitant une hémodialyse, la coagulopathie de consomption et la péricardite. De nombreux patients ont également présenté des symptômes gastro-intestinaux, notamment des diarrhées, au cours de leur maladie. Un patient immunodéprimé a présenté de la fièvre, des diarrhées et des douleurs abdominales, mais ne présentait initialement aucun symptôme respiratoire ; une pneumonie a été identifiée fortuitement sur une radiographie.

Les National Institutes of Health ont découvert qu'une combinaison de deux médicaments antiviraux, la ribavirine et l'interféron-alpha 2b, peut inhiber la réplication du virus dans les cultures cellulaires [Falzarano et al. Inhibition of novel human coronavirus-EMC replication by a combination of interferon-alpha2b and ribavirin (Inhibition de la réplication du nouveau coronavirus humain-EMC par une combinaison d'interféron-alpha2b et de ribavirine). Scientific Reports 2013, doi : 10.1038/srep01686].

Prévention et contrôle des infections

[réf : ASPC]

Avant toute interaction avec un patient, tous les travailleurs de la santé ont la responsabilité d'évaluer le risque infectieux pour eux-mêmes et pour les autres patients, les visiteurs et les travailleurs de la santé. Cette évaluation du risque se fonde sur un jugement professionnel concernant la situation clinique et sur des informations actualisées sur la manière dont l'organisation de soins de santé concernée a conçu et mis en œuvre des contrôles techniques et administratifs, ainsi que sur la disponibilité et l'utilisation d'équipements de protection individuelle (EPI).

Les recommandations relatives aux mesures de prévention et de contrôle des infections pour les patients présentant une infection ou une co-infection suspectée ou confirmée par le MERS-CoV dans les établissements de soins aigus sont les suivantes :

1. Pratiques courantes: Pour tous les patients, à tout moment, dans tous les établissements de soins, y compris lors de l'évaluation des risques au point d'intervention, et respect de l'hygiène respiratoire et de l'hygiène des mains.

2. Précautions contre les contacts et les gouttelettes (à mettre en œuvre de manière empirique):

  • Porter des gants et une blouse à manches longues en entrant dans la chambre, le box ou le lit du patient.
  • Porter une protection faciale (masque chirurgical ou d'intervention et protection oculaire, ou écran facial, ou masque avec visière) à moins de deux mètres d'un patient dont l'infection par le MERS-CoV est suspectée ou confirmée.

3. Précautions relatives aux particules en suspension dans l'air: Lors de l'exécution de procédures médicales générant des aérosols (AGMP). Tous les travailleurs de la santé présents dans une pièce où un acte médical générant des aérosols est pratiqué sur un patient dont l'infection par le MERS-CoV est suspectée ou confirmée doivent porter un masque respiratoire et une protection du visage et des yeux. Dans la mesure du possible, les AGMP doivent être réalisées dans une salle d'isolement des infections transmises par l'air.

Il convient de noter qu'en Ontario, il est recommandé de prendre des précautions contre les maladies transmises par l'air (y compris l'utilisation d'un respirateur et d'une chambre d'isolement contre les infections transmises par l'air). C'est également la recommandation des Centers for Disease Control (CDC) aux États-Unis.

Au fur et à mesure que des informations seront disponibles, ces recommandations seront réévaluées et mises à jour si nécessaire. Pour plus d'informations sur la prévention et le contrôle des infections :

Informations de laboratoire et collecte de spécimens

Les échantillons à prélever pour le diagnostic du MERS-CoV sont les suivants : écouvillon nasopharyngé*, urine, selles (en cas de diarrhée), sang (pour la sérologie), sang (pour la PCR, prélevé sur EDTA). Si un lavage broncho-alvéolaire (LBA) a été effectué, une partie doit être envoyée pour le dépistage du MERS-CoV. [réf : PIDAC]

* De plus en plus d'éléments suggèrent que les écouvillons nasopharyngés sont moins sensibles pour détecter l'infection par le MERS-CoV que les échantillons prélevés dans les voies respiratoires inférieures (expectorations, aspiration endotrachéale, lavage broncho-alvéolaire, par exemple). [réf : OMS (ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ)]

Les laboratoires doivent disposer d'un mécanisme de notification et de livraison rapide des échantillons provenant de patients suspects aux laboratoires de santé publique/de référence. Un protocole de sécurité doit être mis en place pour le personnel de laboratoire qui manipulera des échantillons provenant de cas suspects de MERS-CoV.

Conseils aux voyageurs

Mis à jour le 10 juin 2015

Depuis septembre 2012, les pays suivants du Moyen-Orient ont signalé des cas de MERS-CoV : Arabie saoudite, Bahreïn, Iran, Jordanie, Koweït, Liban, Oman, Qatar, Émirats arabes unis et Yémen. D'après les données actuellement disponibles, le risque de santé publique que représente le MERS-CoV pour les Canadiens reste faible. Il est conseillé aux personnes se rendant dans les pays susmentionnés de prendre les précautions de voyage décrites dans les recommandations suivantes :

Les informations suivantes sont disponibles pour les pèlerinages au Royaume d'Arabie Saoudite :

Liens MERS-CoV

Agence de santé publique du Canada (ASPC) Liens
Liens de l'Organisation mondiale de la santé (OMS)
Liens provinciaux
Liens du CDC
Autres liens
Lectures complémentaires